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Foire aux questions

Cette section a pour but de répondre aux questions les plus fréquemment posées sur les forfaits de Voyages Coste.

Comment est-ce que je dois m’habiller ?

La Minganie, l’Île d’Anticosti et la Basse-Côte-Nord » ne sont pas des lieux où on a rendez-vous avec la mode. Vous êtes des explorateurs. Soyons d’abord « pratiques et relax ». Ainsi, en été et en début d’automne, on se munira de coupe-vents (parkas). On aura apporté quelques t-shirts, jeans, pantalons sport, polos et gilets semi-légers pour les soirées fraîches. L’imperméable de type « poncho » ou l’ensemble 2 pièces pour les journées de pluie seraient de bonne compagnie, dans certaines occasions. En juillet et août et quelquefois en septembre, le port du bermuda, et de la jupe pour les dames, sera souvent indiqué aux belles heures du jour. Souliers de marche, espadrilles et bottes de caoutchouc vous permettront de parcourir la plupart des sentiers et les divers types de sol, plages, grèves caillouteuses, affleurements granitiques, de traverser des zones de rochers et de plaines (semi-marécageuses). On n’oubliera pas la casquette, le chapeau de plage et les sandales en pleines saisons. L’anorak (muni d’un capuchon) est un vêtement de plein-air passe-partout et fort utile à cette latitude.

Recommandez-vous certains accessoires qu’il est bon d’avoir avec soi et d’autres à laisser chez soi ?

Le téléphone portable n’a ici aucune utilité ou si peu si on considère que, sur un littoral de 900 kilomètres et sur une île quatre fois grande comme l’Ile de Montréal, le service de téléphonie cellulaire n’est établi qu’à Tadoussac, Baie-Comeau, Sept-Iles, Havre-Saint-Pierre, Natashquan et Blanc-Sablon. S’il convient aussi de laisser à la maison écouteurs et iPods pour profiter d’un véritable dépaysement et vivre ce pays maritime à sa juste valeur, on n’hésitera certainement pas à apporter sa caméra, un peu de lecture, sa lunette d’approche, sa serviette de plage, et un cerf-volant pour les petits et grands enfants que nous redevenons au contact de cette Côte du Nord que le soleil du sud contemple et réchauffe, nous permettant d’y découvrir des attraits insoupçonnés.

Quel temps fera-t-il ?

La température est très confortable entre juin et octobre. L’été minganois réserve de belles surprises depuis quelques années, même par rapport aux centres urbains que sont Montréal et Québec. Ainsi, alors que ces villes, le Centre et même l’Est et le Sud-est du Québec ont connu des étés plutôt pluvieux et frais, eh bien à Natashquan, on se baignait à la mer, jour après jour, semaine après semaine, sous un soleil radieux et persistant: un climat estival qui aura fait l’envie de bien des québécois des autres régions de la province.

Si mai et juin sont de beaux mois malgré que la fraîcheur du climat demeure un fait connu et que la brume a tendance à stationner en Basse-Côte-Nord, dès les premiers jours de l’été, le temps se réchauffe et persiste souvent jusqu’en début octobre alors que les brumes apparaissent et que le vent se met à souffler. Novembre sera pluvieux et venteux, décembre très humide alors que l’enneigement commence et que la présence de la neige se fait généralement constante jusqu’en avril. Généralement, si les mois de février et de mars peuvent connaître des températures froides (jusqu’à -35 °C), l’hiver est sec ce qui rend la pratique de la motoneige (seul moyen de transport inter-village jusqu’en avril en Basse-Côte-Nord) fort agréable à mesure que le temps se réchauffe.

On dit que le Moyen Nord québécois est infesté de moustiques. Est-ce le cas ?

Cette affirmation vaut surtout pour les territoires intérieurs. La région du littoral n’est pas infestée mais, disons, « fréquentée »… Il existe des conditions et des heures propices à cette présence : une journée sans brise, par exemple, une halte prolongée près d’un cours d’eau à un moment mal choisi… alors la « chose » pourrait vous faire invoquer quelques saints ou utiliser des mots et expressions colorées qu’il ne conviendrait pas d’exprimer à la table d’un manoir victorien… Mais, rassurez-vous : le bord de mer, la brise ou le vent, sinon les nombreux accessoires ou lotions à votre disposition, deviendront vite des amis fidèles pour vivre en paix, alors que plusieurs journées se passent au soleil sans qu’on remarque la présence de cette gentille « faune ailée ».

Parlant de moustiques, il en sera plus question en juin et lors de quelques « 5 à 7 » où, en certains lieux, alors que tombe le vent, vous direz qu’il serait bon d’ouvrir un « Centre d’interprétation du moustique ». Mais la chose sera vite oubliée car le littoral du Golfe-Saint-Laurent collabore à leur éloignement. Et puis, un bon feu sur la plage, les soirs d’été, tiendra les maringouins bien à distance.

Parlez-moi des gens. Comment sont-ils ?

Tout simplement gentils, sans flafla ni grandes manières. Le « bonjour » en appelle un autre et généralement un sourire en attire un nouveau. Pour dépasser ce type d’échanges, on ne se gênera pas de poser des questions, de parler de la pluie et du beau temps, du vent, de la chaleur ou du temps « frisquet » qu’il fait pour créer un certain lien qui servira de terreau pour faire pousser une conversation qui pourrait s’avérer intéressante, voire inoubliable.

Si l’homme nord-côtier peut parfois afficher un air plus fermé, c’est qu’il a à trimer dur et qu’il doit s’affairer à des besognes qui, en été ou en automne, ne lui laissent que peu de temps pour la palabre. Mais parlez-lui de pêche, de chasse, de ses collets à lièvre, de capelans, de baleines, de loup-marins, de saumons et de truites, informez-vous sur son engin ou « sa patente » qu’il transporte dans son « pick-up » ou qu’il traîne derrière son « 4 roues », les explications viendront et, avec elles, souvent une histoire ou deux.

La nord-côtière, à moins qu’elle soit timide à outrance, se montre plus ouverte, plus avenante et beaucoup moins économe de paroles et de propos. En certains endroits comme à Natashquan, la présence d’un café bistro rendra le séjour agréable et favorisera d’heureuses rencontres entre gens du pays et visiteurs.

Une chose est sûre. Si on vous trouve sympathique, simple et intéressé, si on sent que vous aimez le pays, le tour est joué : vous êtes gagnant-e. Un lien est créé, une amitié peut-être et, attention!, ce pourrait être pour la vie car on a toujours envie de revenir en ce pays peu fréquenté. Certains y sont restés.

Et quelle langue parlent-ils ?

La coste de Jacques-Cartier était unilingue. On parlait la langue algonquienne, le montagnais. Aujourd’hui, on peut dire que trois langues sont parlées, selon les communautés, le long de ce littoral de 900 kilomètres. En Minganie, entre Sheldrake et Natashquan ainsi qu’à Port-Menier sur l’Ile d’Anticosti, vous converserez en français avec les gens et pourrez aussi utiliser les quelques mots de « montagnais » (la langue des Innus, très imagée) que l’on vous apprendra en fonction de vos contacts avec un ou une membre des Premières Nations. En Basse-Côte-Nord, selon les villages où vous descendrez, vous vous entretiendrez en anglais, en français ou en Innu, selon l’endroit où vous vous trouvez. Les Innus comprennent généralement bien le français et la plupart (sauf les aînés) le parlent couramment comme on le fait pour une langue seconde.

Comment voyage-t-on sur cette « coste »?

Un voyage avec la Coopérative de solidarité en tourisme équitable (Voyages CoSte), est une presque garantie d’utiliser les moyens de transport propres au milieu qui y vit : par la route, en bateau, par avion ou hydravion, en zodiac ou en chaloupe (taxis-boat) accréditée pour le transport de passagers, le quad ou la motoneige pouvant éventuellement s’ajouter (selon les forfaits) à la liste des moyens de locomotion adoptés par Voyages CoSte. Vous aurez même la chance, en début d’hiver et tôt le printemps, de vous déplacer en hélicoptère de l’île de Harrington Harbour au village côtier de Chevery par lequel vous pourriez transiter pour regagner un autre village ou la ville de Sept-Iles.

Pouvez-vous me parler des Premières Nations ?

La Nation Innue est établie sur le territoire nord-côtier, après s’être adonnée à une transhumance saisonnière dans l’arrière pays, depuis des millénaires. La « sédentarisation » n’est pas encore véritablement chose faite même si les décisions cléricales et gouvernementales ont fait en sorte qu’elle s’accomplisse, en apparence (avec la formation des réserves) dès le début jusqu’au milieu du XXième siècle. Car, encore aujourd’hui, l’Innu retourne « dans le bois » pour chasser, pour se ressourcer, sinon pour se retrouver un peu dans cet élément qui le fait se reconnaître : sa forêt de sapinage, de bouleaux et d’épinettes, ses cours d’eau et ses lacs qui le regaillardissent le temps d’un court séjour.

On sera peut-être désolé de le voir errer dans ces villages encore appelés « réserves », échafaudés à partir de concepts faciles, longeant ces maisons construites en séries, formant des quadrilatères sur fonds de sable mais on comprendra plein de choses, ainsi la résilience de ce peuple chez qui le partage et le rire demeurent des bâtons de vie.

Mon voyage de découverte et d’expérience sur la « coste » a une durée limitée. Pourrai-je revenir à temps pour mon vol de retour, pour la reprise de mes activités ?

La réponse est OUI. Voyages CoSte a prévu une journée tampon pour d’éventuels retards sur le territoire. Car, il demeure toujours possible qu’en raison de conditions de brume, de grands vents ou autres circonstances tels qu’impossibilité de la part du transporteur de respecter son horaire, l’itinéraire prévu subisse certains retards. Cependant, Voyages CoSte s’efforcera de ramener dans les meilleurs délais, tout passager qui serait retardé dans une localité pour de tels motifs. En cas de gros retards, il demeure aussi possible qu’une activité ou une escale dût être sautée.

D’autre part, tout client inscrit à ce voyage d’expérience est invité à prévoir lui-même une journée supplémentaire (ex : pour « rentrer au pays », retourner chez soi ou reprendre ses activités après ses vacances) car, sur la coste, les conditions décrites peuvent se produire.

Pourrais-je me débrouiller par moi-même, me tracer un itinéraire, réserver ce que je vois sur votre programme et économiser ainsi des sous sans voyager à forfait ?

Le type de voyage d’expérience proposé par l’Agence CoSte est unique. Des contacts ont été établis entre notre coopérative de solidarité et ses membres ainsi que nombre d’arrangements pris pour vous offrir un séjour authentique dans des établissements et avec des pourvoyeurs de services que nous connaissons, que nous avons essayés et que nous jugeons professionnellement et « coopérativement » corrects. D’autre part, les prix offerts par la CoSte regroupant un ensemble de produits et diverses prestations (dont, autrement, on ne pourrait pas nécessairement profiter) sont les mêmes qu’un individu paierait s’il devait se prévaloir de l’un ou l’autre de ces services qu’il aurait toutefois des difficultés à réserver à mesure qu’il voudrait se rendre plus loin en aval. L’avantage de voyager avec CoSte ? On réalise une incursion plus profonde dans le pays. Au-delà des paysages, on goûte à des expériences choisies, on profite de contacts réels, d’informations plus précises provenant de guides expérimentés ou de personnes ressources qui représentent la CoSte dans chaque village visité.

J’ai déjà voyagé en forfaits… Serai-je prisonnier des horaires qu’on me fixe ou obligé de suivre le groupe ?

Voyager avec la CoSte, ce n’est certes pas se noyer dans de gros groupes. Au plus, serez-vous dix ou douze et la majorité du temps, vous serez seuls, en couple, ou avec quelques personnes qui profiteront du même trajet-bateau ou avion que vous, et qui chercheront aussi à « vivre la coste et ses gens ». Au plus, serez-vous invités à vous rassembler lors des excursions avec guide, en fonction des départs et des arrivées (dans un nouveau village, à votre lieu d’hébergement, au site d’une visite ou à une rencontre). Si vous voulez rester en marge d’une visite organisée, vous aurez le loisir de le faire, dans la mesure où vous serez présent pour amorcer l’étape suivante du voyage. La « coste » – disons-le ! – s’expérimente ainsi, de façon privilégiée, en solitaire parfois, en s’assurant toutefois d’être bien avisé de ses particularités, de sa rusticité, des heures de rendez-vous pour les départs et arrivées. Bon voyage !